Ardobec installe une nouvelle usine d'ardoise à Asbestos en Estrie.

  1. Asbestos
    Une carrière reprend vie
    Mise à jour le lundi 8 septembre 2008, 19 h 07 .


    La carrière d'ardoise
    La carrière d'ardoise
    La carrière d'ardoise située sur le chemin Saint-Claude reprend vie à Asbestos. Une nouvelle importante dans une région où l'économie est fragile. C'est l'entreprise Ardobec qui exploitera l'endroit après 85 ans d'inactivité.

    « On a un potentiel qui est très grand pour plusieurs années d'exploitation. Il y a une bonne qualité d'ardoise », a souligné le directeur général de la compagnie, Maurice Labbé.

    Ardobec a investi 800 000 $ pour se doter de nouveaux équipements et acquérir un atelier de coupe afin de transformer la pierre naturelle.

    L'entreprise a déjà un réseau de distribution bien implanté au Québec, dans les Maritimes et en Nouvelle-Angleterre. « Ça fonctionne bien. Le carnet de commandes est rempli. On essaie de fournir à la demande », a expliqué M. Labbé. L'ardoise est utilisée dans les aménagements paysagers et la décoration intérieure.

    « C'est une excellente nouvelle. C'est une ancienne carrière [...] C'est un retour aux sources [...] C'est une très belle entreprise. C'est très intéressant. Ce que M. Labbé disait, c'est que la demande d'ardoise est en forte progression », a indiqué le maire de l'endroit, Jean-Philippe Bachand.

    Ardobec a créé 12 emplois et compte embaucher une dizaine de personnes de plus d'ici trois ans.

    L'entreprise a bénéficié d'une aide de 118 000 $ du Fonds de relance de la MRC des Sources, mis sur pied par Québec. Ardobec agit en partenariat avec la mine Jeffrey, puisque la carrière d'ardoise est située sur son site.

L'ardoise sur plusieurs tableaux

Ardobec: l'ardoise sur plusieurs tableaux

L'ardoise a la cote. Oubliée dans les années 50 au profit de matériaux moins chers, cette pierre naturelle connaît une nouvelle vie au Québec depuis quelques années grâce à des entrepreneurs passionnés.

«J'ai doublé mon nombre d'employés l'an dernier, et je le doublerai encore l'an prochain», dit Maurice Labbé, propriétaire d'Ardobec, une PME d'Asbestos, près de Sherbrooke, dont le chiffre d'affaires oscille aujourd'hui autour d'un million de dollars.

M. Labbé parle avec passion de cette pierre chaleureuse et résistante, qu'il destine autant à une clientèle nantie qu'à une classe moyenne désireuse d'ajouter une «touche» d'ardoise sur un mur, autour d'un foyer ou encore dans son jardin.

«Autrefois, l'ardoise était réservée à la noblesse. Mais aujourd'hui, avec une meilleure répartition des richesses, un plus grand bassin de gens peuvent se la permettre», affirme Jean-Noël Boissé, président d'Ardoise 55, une autre PME estrienne, établie à Bromptonville.

Toutes deux créées à la fin des années 90, Ardoise 55 et Ardobec sont parmi les quatre ou cinq entreprises québécoises qui vivent aujourd'hui exclusivement de l'exploitation de cette pierre schisteuse qui abonde dans le sous-sol des Appalaches.

Ardobec tire la pierre d'un gisement qui avait été abandonné dans les années 20. Il servait alors pour la fabrication de tableaux d'école et le revêtement de bâtiments prestigieux: «Des paysagistes se sont montrés intéressés par le produit. J'ai décidé de me lancer par passion», explique M. Boissé, fier de faire revivre une industrie délaissée.

M. Labbé explique pour sa part la renaissance de l'ardoise par le fait que les Québécois ont redécouvert la pierre naturelle au début des années 90: «Des pierres de tout genre arrivent aujourd'hui des quatre coins du monde, et même de l'ardoise du Brésil ou de la Chine. Nous avons profité de cette vague», mentionne-t-il.

Le leader de l'ardoise au Québec est cependant sans conteste Glendyne, de Saint-Marc-du-Lac-Long, dans le Bas-Saint-Laurent.

L'entreprise, elle aussi créée dans les années 90, est aujourd'hui le plus grand producteur d'ardoise en Amérique du Nord. Elle en extrait 25 000 tonnes de sa carrière, l'une des plus grandes au monde. Son chiffre d'affaires atteint 25 millions et elle emploie plus de 300 personnes.

«Nous sommes dans un créneau complètement différent de la plupart des autres entreprises d'ardoise au Québec», dit son PDG, Dany Dumont.

Alors que ces dernières ciblent une clientèle essentiellement provinciale, Glendyne se spécialise dans les toits en ardoise, une rareté en Amérique du Nord, et encore davantage au Québec: «Il y a encore un travail d'éducation à faire, dit-il. Les gens ont l'impression que l'ardoise est fragile, mais c'est tout le contraire.»

Selon M. Dumont, l'ardoise, noble et durable, est le matériau idéal pour un toit: "Un toit en ardoise peut durer plus de 100 ans", assure-t-il.

Pour l'instant, Glendyne réalise 95% de son chiffre d'affaires à l'extérieur des frontières, surtout en Europe, où des régions comme la Bretagne et la Normandie, en France, en sont couvertes: «Ça reste vu comme un luxe ici.»

Seule ombre au tableau, l'ardoise est chère. À un coût variant de 3 à 15$ le pied carré, selon les usages, elle est de quatre à cinq fois plus chère qu'un autre matériau.

L'ancienne carrière d'ardoise relancé à Asbestos

ublié le 09 septembre 2008 à 00h00 | Mis à jour le 09 septembre 2008 à 14h50

Asbestos: l'ancienne carrière d'ardoise relancée

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[ Exclusif ]

Yvon Vallières

Imacom, Jocelyn Riendeau

Alain Goupil
La Tribune

Cent dix-huit ans après sa fermeture en 1890, l'ancienne carrière d'ardoise du chemin Saint-Claude à Asbestos est de nouveau en exploitation.

L'entreprise Ardobec, qui extrait et transforme la pierre de ce gisement depuis déjà quelques mois, dit avoir trouvé dans cette ancienne carrière une pierre de qualité qui lui permettra de répondre à la demande provenant des architectes, des paysagistes et des entrepreneurs en construction, non seulement au Québec, mais aussi au Canada et aux États-Unis.

Pour l'aider à répondre à cette demande, Ardobec a reçu officiellement hier le versement d'une subvention de 117 500 $ de la part du ministère du Développement économique, de l'innovation et de l'exportation.

Cette aide gouvernementale permettra à Ardobec de créer 12 emplois d'ici quelques mois et une vingtaine à plus long terme, selon ce qu'a indiqué le député de Richmond, Yvon Vallières, lors de la conférence de presse tenue hier matin dans les locaux d'Ardobec.

«Douze emplois, certains diront que c'est peu, mais pour une municipalité comme Asbestos, c'est considérable», a tenu à souligner le député. «Si on transposait ces 12 emplois-là dans le contexte de Montréal, on parlerait de 800 à 1000 emplois, facilement.»

Outre les emplois créés, l'aide financière permettra à Ardobec d'acquérir de nouveaux équipements ainsi qu'un nouvel atelier de coupe.

Durant sa première phase d'exploitation, entre 1847 et 1890, la carrière du chemin du cimetière produisait l'ardoise destinée à la fabrication des tableaux d'école ainsi qu'aux bardeaux de toiture. La production a cessé au fur et à mesure que les produits synthétiques ont occupé le marché.

«Globalement, on parle d'un projet de 800 000 $», précise Maurice Labbé, président d'Ardobec, dont l'entreprise a déjà eu pignon sur rue dans l'arrondissement Brompton. «On croit qu'avec la qualité de la pierre qu'il y a ici, l'exploitation pourra s'étaler sur des dizaines d'années.»

M. Labbé souligne aussi qu'on retrouve de l'ardoise produite à Asbestos sur la promenade Samuel-De Champlain, construite en bordure du fleuve dans le cadre du 400e de Québec.

Diversification économique

Dans un contexte de diversification économique comme celui dans lequel est engagé Asbestos depuis plusieurs années, la relance de cette ancienne carrière a de quoi réjouir tous les principaux acteurs de la région.

Parmi eux, le président du Fonds de relance de la MRC des Sources, Mario Morand, a souligné que l'implantation d'Ardobec s'est déroulée dans un cadre exemplaire où les entreprises déjà établies contribuent à l'implantation de nouvelles entreprises.

«Dans ce cas-ci, on a eu une excellente collaboration de Mine Jeffrey, à qui appartiennent les terrains de la mine. Mine Jeffrey a aussi accepté de louer un de ces bâtiments pour permettre à Ardobec de se lancer. Pour nous, c'est un exemple concret de concertation lorsqu'on parle de diversification économique», a précisé M. Morand.

Outre cette subvention, Ardobec a déjà reçu au cours de la dernière année une aide financière de 90 000 $ de la part de la SADC (Société d'aide au développement des collectivités) et de 50 000 $ du Comité local de développement (CLD) sans compter la collaboration des instances gouvernementales en ce qui concerne la formation de la main-d'oeuvre.

Les promenades Samuel de Champlain reçoivent un prix prestigieux et Ardobec en est un fier partenaire

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C'était le cadeau du gouvernement du Québec pour le 400e anniversaire de la ville de Québec. Les concepteurs de la promenade Samuel-de-Champlain viennent de se mériter le prestigieux prix d'architecture du Chicago Athenaeum. Le parc linéaire de 2,5 km, situé le long du fleuve Saint-Laurent, l'a emporté parmi 1000 projets qui avaient été soumis à ce concours international, qui existe depuis 1950.

Il faut dire qu'avant la reconnaissance des architectes, la promenade a eu droit à celle des gens de Québec. Depuis son ouverture, l'an dernier, elle est littéralement envahie par les promeneurs, ravis de profiter du paysage et de l'accès au fleuve qu'elle leur a redonné. L'aménagement de la promenade, qui impliquait notamment le déplacement du boulevard Champlain, a coûté 70 M$.