L'ancienne carrière d'ardoise relancé à Asbestos
ublié le 09 septembre 2008 à 00h00 | Mis à jour le 09 septembre 2008 à 14h50
Asbestos: l'ancienne carrière d'ardoise relancée
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[ Exclusif ]
Yvon Vallières
Imacom, Jocelyn Riendeau
Alain Goupil
La Tribune
Cent dix-huit ans après sa fermeture en 1890, l'ancienne carrière d'ardoise du chemin Saint-Claude à Asbestos est de nouveau en exploitation.
L'entreprise Ardobec, qui extrait et transforme la pierre de ce gisement depuis déjà quelques mois, dit avoir trouvé dans cette ancienne carrière une pierre de qualité qui lui permettra de répondre à la demande provenant des architectes, des paysagistes et des entrepreneurs en construction, non seulement au Québec, mais aussi au Canada et aux États-Unis.
Pour l'aider à répondre à cette demande, Ardobec a reçu officiellement hier le versement d'une subvention de 117 500 $ de la part du ministère du Développement économique, de l'innovation et de l'exportation.
Cette aide gouvernementale permettra à Ardobec de créer 12 emplois d'ici quelques mois et une vingtaine à plus long terme, selon ce qu'a indiqué le député de Richmond, Yvon Vallières, lors de la conférence de presse tenue hier matin dans les locaux d'Ardobec.
«Douze emplois, certains diront que c'est peu, mais pour une municipalité comme Asbestos, c'est considérable», a tenu à souligner le député. «Si on transposait ces 12 emplois-là dans le contexte de Montréal, on parlerait de 800 à 1000 emplois, facilement.»
Outre les emplois créés, l'aide financière permettra à Ardobec d'acquérir de nouveaux équipements ainsi qu'un nouvel atelier de coupe.
Durant sa première phase d'exploitation, entre 1847 et 1890, la carrière du chemin du cimetière produisait l'ardoise destinée à la fabrication des tableaux d'école ainsi qu'aux bardeaux de toiture. La production a cessé au fur et à mesure que les produits synthétiques ont occupé le marché.
«Globalement, on parle d'un projet de 800 000 $», précise Maurice Labbé, président d'Ardobec, dont l'entreprise a déjà eu pignon sur rue dans l'arrondissement Brompton. «On croit qu'avec la qualité de la pierre qu'il y a ici, l'exploitation pourra s'étaler sur des dizaines d'années.»
M. Labbé souligne aussi qu'on retrouve de l'ardoise produite à Asbestos sur la promenade Samuel-De Champlain, construite en bordure du fleuve dans le cadre du 400e de Québec.
Diversification économique
Dans un contexte de diversification économique comme celui dans lequel est engagé Asbestos depuis plusieurs années, la relance de cette ancienne carrière a de quoi réjouir tous les principaux acteurs de la région.
Parmi eux, le président du Fonds de relance de la MRC des Sources, Mario Morand, a souligné que l'implantation d'Ardobec s'est déroulée dans un cadre exemplaire où les entreprises déjà établies contribuent à l'implantation de nouvelles entreprises.
«Dans ce cas-ci, on a eu une excellente collaboration de Mine Jeffrey, à qui appartiennent les terrains de la mine. Mine Jeffrey a aussi accepté de louer un de ces bâtiments pour permettre à Ardobec de se lancer. Pour nous, c'est un exemple concret de concertation lorsqu'on parle de diversification économique», a précisé M. Morand.
Outre cette subvention, Ardobec a déjà reçu au cours de la dernière année une aide financière de 90 000 $ de la part de la SADC (Société d'aide au développement des collectivités) et de 50 000 $ du Comité local de développement (CLD) sans compter la collaboration des instances gouvernementales en ce qui concerne la formation de la main-d'oeuvre.